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Courrier du 17-04-2015 :

 

Monsieur le Maire,

 

 

Suite au conseil d’administration du CCAS du 15 avril 2015, je vous adresse quelques commentaires concernant les réponses que vous m’avez faites au sujet de l’organisation nouvelle du portage des repas.

Madame Dubois, nous a indiqué une diminution du coût par la mise en place d’une seule personne par jour pour assurer les livraisons et une autre à mi-temps pour le remplacement de l’agent pour les jours de repos et de congés. La polyvalence du personnel portage / cuisine, ainsi mise en place, ajoutée à ce nouveau planning, est de nature à permettre une économie de 55 000 € /an.

Lorsque je vous ai fait remarquer que les bénéficiaires pouvaient se trouver déstabilisés par de tels changements, vous m’avez répondu par un parallèle avec le service postal du courrier en précisant que la gêne occasionnée par un changement de personnel de portage est équivalente à celle d’un changement de facteur.

Concernant le changement intempestif de fonction du personnel, vous considérez que les personnes ont le devoir de s’adapter aux besoins du service et le fait de changer de service, en allant du portage des repas au ménage, n’est qu’un aspect logique de la souplesse nécessaire à leur emploi et aux impératifs de leur gestion.

Parallèlement à ces explications, vous ne manquez pas de signaler que les arrêts maladies de certains plombent le budget du CCAS par la nécessité de payer des remplaçants, et qu’il est trop facile d’utiliser l’absentéisme comme moyen de défense lorsque la fonction que l’on vous affecte ne vous convient pas.

En analysant vos commentaires, je constate, que vos décisions sont purement guidées par les chiffres et une volonté de réduction des coûts ou de productivité, ce qui peut être considéré comme une réponse légitime aux difficultés financières du CCAS. Mais ces dispositions risquent de continuer à avoir un effet inverse si elles déclenchent des arrêts maladie. La mission du service de portage de repas est de permettre le maintien à domicile des personnes âgées, en situation de handicap ou des personnes présentant des difficultés physiques temporaires afin de favoriser leur autonomie par une diminution de leurs contraintes quotidiennes. Ces personnes vulnérables ont naturellement besoin de stabilité et doivent trouver à travers cette intervention, ce rendez-vous quotidien une relation sociale apaisante et rassurante et non un service rapide et anonyme. Tous les bouleversements sont à proscrire, et les moindres changements compliquent la situation des bénéficiaires pouvant aller jusqu’à les déstabiliser. Une action sociale, par définition, est une action dont la principale faculté est de promouvoir les relations entre les personnes, les employeurs, les employés, les bénéficiaires.

Je regrette le fait qu’au sein même d’un service social, la gestion des personnels soit aussi directive, au point d’en compromettre la motivation.

Cette activité est un échange qui doit motiver et encourager le travail de l’intervenant. A travers la construction de ce réseau une écoute favorable et constructive est de nature à pérenniser et enrichir cette mission pour la rendre plus innovante et répondant plus largement aux besoins de ces personnes isolées. Au lieu de limiter et restreindre les interventions, il serait préférable de développer une activité multi-services, par une politique plus large du maintien à domicile, par de nouveaux objectifs rentables.

Il m’apparait nécessaire aujourd’hui, vu les difficultés grandissantes du fonctionnement du CCAS, d’organiser une réflexion pour identifier quels peuvent-être les nouveaux objectifs de la mission sociale sur la commune et vers quelles ressources ? Comment associer durablement le personnel à sa mission ? Si rien ne se fait, je crains que toutes les personnes concernées ne se trouvent envahies par la morosité ambiante.

Veuillez agréer, monsieur le Maire, l'expression de ma haute considération.

Denis AUGUSTE